Le VR c’est maintenant !

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Est ce la moment pour les camgirls de passer en réalité virtuelle ?

S’il est un secteur en pleine croissance, c’est bien celui des liveshows où des milliers de camgirls proposent chaque jour des spectacles en tête à tête à des hommes qui souhaitent plus de proximité avec les « filles » qu’ils n’en trouvent dans les vidéos porno.

Dans le même temps, une nouvelle technologie connaît un essor important, celui de la réalité virtuelle.

La possibilité de pouvoir vivre des expériences nouvelles, de visiter des lieux à des milliers de kilomètres tout cela sans bouger de son salon.

Comme souvent avec les évolutions technologiques, l’industrie du porno s’est emparée du concept et, désormais, on peut voir des scènes hard en réalité virtuelle. 180° pour les plus basiques jusqu’à 360° pour les plus perfectionnées.

Il suffit de bouger la tête pour changer l’angle de vue.

Mais tout cela a déjà une limite et comme le reconnaissait récemment Dinorah Hernander, réalisatrice pour BaDoink,   un des meilleurs producteurs de contenu VR « Les gens aspirent à plus de romance, de proximité de dialogues. Ils souhaitent à retrouver dans les scènes une relation réelle, qu’ils ne peuvent pas forcément vivre dans leur quotidien. »

 

La carte a jouer de Camgirs avec le VR

C’est là que les camgirls ont une véritable carte à jouer : faire leurs shows en réalité virtuelle.  Inviter le public dans leur intimité, permettre au visiteur de prendre le contrôle sur ce qu’il voit. 
Aujourd’hui, avec la vidéo en 2D, c’est la camgirl qui décide si elle veut montrer son visage, son sexe, si elle veut s’afficher intégralement ou simplement ses seins.

Le spectateur reste passif et doit demander pour voir ce qui l’excite le plus.

 

Demain, c’est le spectateur qui décidera en fonction de ses désirs, de son fétichisme. Simplement en bougeant la tête, il pourra focaliser sur la partie du corps de son modèle préféré sans jamais interrompre l’action.

 

Ela Darling première camgirl en réalité virtuelle

 

S’il y a une personne qui a bien compris tout l’intérêt des camgirls en réalité virtuelle, c’est Ela Darling.

Elle a été la première camgirl en réalité virtuelle de l’histoire.

Quand elle reçoit un casque Oculus Rift comme cadeau, la première question qui vient à l’esprit de cette actrice de films X est « Peut-on baiser avec et les gens peuvent ils me voir baiser avec ce casque ».

Elle ne connaît pas la technologie, à l’époque, elle est productrice de films lesbiens. Mais elle tombe sur une annonce sur internet, de quelqu’un qui affirme avoir toute la technologie pour faire une vidéo en réalité virtuelle mais ne sait pas comment trouver un modèle pro.

Il veut bien sûr faire une vidéo porno. Quelques jours plus tard, les deux se rencontrent et tournent une vidéo porno.

 

Face au résultat, Ela Darling, comprend tout le potentiel de ces images .

 

« Je ne m’étais jamais aussi sentie impliquée dans un film porno. En regardant, j’avais vraiment le sentiment de ma présence. Quelque chose que je n’avais jamais ressenti avec mes propres films X. »

Elle s’associe avec celui qui n’était à l’époque qu’un étudiant pour produire du contenu à 180°, puis à 360°. Pas satisfaits, considérant que c’est à la portée de tous, ils abandonnent pour créer un programme de rencontre en réalité virtuelle avec l’hologramme d’Ela. 

« Mais pourquoi passer par un hologramme quand on pourrait le faire avec la vraie personne ? »

Et c’est comme cela, à force de chercher, qu’est né le premier site de camgirl en réalité virtuelle en 2014

Aujourd’hui, Ela Darling est la dirigeante de VRTube  une société qui produit du contenu adulte en réalité virtuelle.

Cette histoire d’Ela Darling vient simplement illustrer le fait qu’elle avait envisagé l’importance, les possibilités et l’avenir de la réalité virtuelle dans le monde adulte peut être avant tout le monde et que l’histoire lui a donné raison.

Comme elle l’expliquait dans une conférence TED, le site « n’était pas de faire du porno pour faire du porno mais de permettre au spectateur de se sentir moins seul, de sentir que quelqu’un est à l’écoute, qu’il y a un partage, une proximité et le sexe vient après. »

Une phrase qui fait écho aux déclarations de Dinorah Hernandez.

 

La réalité virtuelle favorise la télé-présence

Cette notion de présence grâce à la VR est également développée par Jean-Claure Artonne, le CEO de la société Terpon, spécialisée dans les caméras de réalité virtuelle. Il parle de télé-présence.

« La réalité virtuelle permet de dépasser le petit écran qu’on a devant soi, d’entrer à l’intérieur de la chambre pour avoir la sensation qu’on est avec la personne.  C’est ce qui est le plus proche d’un vieux rêve de l’humanité, à savoir l’ubiquité, la possibilité d’être à plusieurs endroits en même temps.

C’est la version simple de la téléportation. Quand on aborde le livecam, surtout en réalité virtuelle, on peut parle de télé-présence. »

Aujourd’hui, les sites de livecam en réalité virtuelle se comptent sur les doigts de la main. Camsoda l’a fait avant tout pour des questions de marketing et propose de temps en temps quelques shows à 360°.
AliceX a été pionnier dans les livecam en VR mais à priori son business modèle n’a pas permis de résister face à la concurrence des livecam classiques. Ils étaient peut-être top en avance sur le temps.
Cam4 a développé sa propre technologie, ses propres caméras mais c’est une technologie très complexe. très difficile à dupliquer, à généraliser.

Cette possibilité de dupliquer un modèle, une technologie est un des facteurs clés au développement des live en VR  Et elle doit se faire des coûts restant assez faibles.  Depuis toujours, l’industrie adulte a permis de démocratiser de nombreuses technologies, la VHS, les DVD voire même internet.

C’est pour regarder des films porno que les gens s’équipaient au départ, prenaient des abonnements à des chaînes comme Canal+, tout en expliquant que l’ordi servirait à lire des encyclopédies, des sites d’information ou faire sa comptabilité. Qu’on voulait voir les match de foot sur Canal.

C’est en partant aussi de ce constat que la société Terpon a décidé d’équiper les camgirls de caméra VR

 

3000 caméra de réalité virtuelle distribuées début 2018

 

A partir du début de l’année 2018, de nombreux sites seront équipés pour proposer du live en VR. Terpon va sélectionner, en collaboration avec ces sites, 3000 modèles qui vont recevoir une caméra VR et bénéficier d’une offre de lancement.

« Notre but est d’avoir des modèles qui soient motivées, qui ont déjà un panel de consommateurs importants. Elles vont être rémunérées comme béta-testeuses. De leur côté, elles paieront la location de la caméra, mais l’un compensera l’autre. Le gros avantage est que pendant un an, les modèles pourront tester la caméra sans avoir besoin d’investir. » annonce Jean Claude Artonne.

Le choix de la location tient à l’évolution très rapide des technologies. Une mise à jour, un changement sera fait tous les 6 mois ou tous les ans à mesure que les caméras se perfectionneront. C’est un facteur important pour Terpon de toujours offrir le meilleur de la technologie et le support qui va avec.

La location, c’est aussi une formule compatible avec des modèles qui viennent, pour beaucoup, de pays avec des revenus faibles comme la Roumanie, entre 300 $ et 500 $ de revenu moyen, voire moins quand on parle de la Colombie, les deux principaux pays en terme de livecam.

Impossible pour elles d’investir des milliers de dollars pour démarrer. Mais à moins de 1$ par jour, cela devient une offre très intéressante pour augmenter ses revenus.

L’équipement des cameuses va s’étaler dans le temps, quelques centaines par semaine, le temps de former les modèles à l’utilisation des appareils. Ce n’est pas tant le branchement en USB qui peut poser problème, il faut surtout apprendre à se comporter face à l’objectif. Comprendre la distance à conserver avec la caméra pour que l’impression de présence chez le spectateur soit optimale, apprendre interagir avec la cam, interpeler le client, bouger, jouer avec les yeux.

Parce que comme le rappelle Jean-Claude Artonne « Une camgirl ne doit pas basculer vers le 100% VR, cela ne remplacera pas la 2D. Le VR, doit être une option agréable à avoir en attendant que cela devienne la norme. »

 

Les modèles vont dont devoir apprendre à jouer avec les deux caméras.

Quand elle fera quelque chose qui est plus général, avec beaucoup de monde, comme sur du chat, elle donnera une prépondérance à la caméra normale mais si elle écarte les yeux de quelques degrés, les gens qui sont en VR auront l’impression qu’elle ne les regarde pas, ce qui est frustrant donc ils vont basculer sur la version 2D.

Au moment où elle passera à l’action, elle ira beaucoup plus regarder les yeux dans les yeux la caméra VR. Les spectateurs en 2D vont toujours voir mais ils auront l’impression qu’elle regarde à coté et ils auront envie d’être celui à qui elle s’adresse. Donc cela va inciter les gens à aller chercher leur casque VR.
Plus de 90% des gens qui regardent les livecam viennent sans être inscrits, par pur voyeurisme. Ce qu’envisage de faire Terpon est donc de mettre en place un système d’affiliation qui permettrait aux modèles d’être commissionnées sur les ventes qu’elles vont susciter sur des sites partenaires.

Il y aurait moins de 100 000 personnes dans le monde qui font 90% des revenus de cette industrie, quand il y a des centaines de millions de personnes qui regardent en mode voyeur.

Ce sont des gens qui dépensent plusieurs milliers de dollars par mois et qui vont chercher une amie virtuelle avec un esprit Sugar Daddy.

L’apparition des sextoys connectés a été une nouvelle étape dans les relations virtuelles entre camgirls et visiteurs qui peuvent via une application gérer les vibrations du sextoy quand ils le désirent. La réalité virtuelle permettra de faire un pas de plus dans le rapprochement des individus vers plus d’intimité.

 

C’est donc un choix qui est offert aujourd’hui aux camgirls.

Soit être des pionnières en étant les premières à offrir de vrais show en réalité virtuelle et se créer une solide base de fans réguliers et pérenne ou être des suiveuses et attendre que tout le monde soit équipé pour se lancer avec tous les risques que cela comporte.

Editorial écrit par Antoine Gaudron

Rédacteur en chéf de https://sexhightech.com/

 

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